Vous êtes ici

L'administration change avec le numérique

3630
Découvrez la 1re promotion des Entrepreneurs d’intérêt général !
20.02.17
Découvrez la 1re promotion des Entrepreneurs d’intérêt général !

Suite à l’appel à candidatures « Entrepreneur d’intérêt général » lancé par le Gouvernement, 11 lauréats ont été sélectionnés pour répondre à neuf défis publics. Ces talents du numérique vont pendant dix mois mobiliser leurs compétences d’exception pour résoudre des défis d’intérêt général, au sein d’administrations pionnières.
 

En juin 2016, le président de la République annonçait l’ambition d’accueillir au sein de l’Etat des « entrepreneurs d’intérêt général ». Piloté par Etalab, la mission du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) en charge de l’ouverture des données publiques, avec le soutien du Conseil général de l’économie (CGE), ce programme innovant est aujourd’hui lancé !

Il poursuit 2 objectifs :

  • développer l’innovation ouverte au sein de l’administration : améliorer la connaissance par les administrations de nouvelles ressources et accélérer la capacité d’expérimentation et de modernisation de l’Etat.
  • favoriser l’engagement citoyen au sein de l’administration : ouvrir davantage l’administration aux initiatives d’intérêt général de la société civile en les articulant avec l’action publique.

 

11 entrepreneurs

Sélectionnés par un jury présidé par Frédéric Mazzella, fondateur de Blablacar, et réunissant des experts numériques et les administrations pilotes, les 11 entrepreneurs d’intérêt général sont entrés en fonction au sein de leurs administrations depuis le 2 janvier dernier. Leurs profils : développeurs, datascientists, chercheurs issus de diverses formations (médecine, agronomie, littérature) et ayant des expériences dans l’entrepreneuriat, la recherche, ou encore le monde associatif.

Constance de Quatrebarbes est ingénieure. Littéraire de formation et programmeuse passionnée, elle s’est spécialisée dans la science de données ainsi que dans le développement de méthodes et outils numériques appliqués aux sciences humaines et sociales. Entrepreneuse depuis 2009, elle conseille et accompagne les entreprises dans la mise en valeur de leurs données. Elle relève le défi de la Bibliothèque nationale de France (BnF).

 

Martin Gross est ingénieur Supélec. Passionné par les problématiques d’open data ainsi que de web technologies, il a co-fondé CommoPrices.com, le plus grand portail de prix de matières premières au monde. Il relève le défi du ministère de l’Intérieur.

 

Tristram Gräbener est passionné par les problématiques de transport, de cartographie et de données ouvertes. Après un doctorat en calcul d’itinéraires multimodaux à l’université de Toulouse, il a participé à la création de navitia.io au sein de Kisio Digital puis a travaillé trois ans chez Captain Train pour faciliter et encourager le voyage en train à travers l’Europe. Il relève le défi du ministère de l’Intérieur.

Francis Chabouis est ingénieur spécialisé en mathématiques et développeur. Il a fondé Ubikiwi pour proposer des services innovants en cartographie, data-visualisation et mobilité. L’objectif : aider les usagers à passer moins de temps dans les transports. Il relève le défi du ministère de l’Intérieur.

 

Etienne David est ingénieur AgroParisTech et entrepreneur. Spécialisé en analyse d’image, il réalise sa thèse de Master à Singapour. Attentif aux défis contemporains liés à l’alimentation, il est à l’origine du projet Jugaaddict visant à aller à la rencontre des innovations les plus ingénieuses dans le domaine de l'alimentaire. Il relève le défi de l’Agence Française de Développement (AFD).

 

Frédéric Bardolle a passé les six dernières années à résoudre des problèmes grâce aux données. CTO (Chief Technology Officer) de Data for Good, il accompagne les projets data science réalisés par la communauté de 300 volontaires pour des associations et des institutions publiques. L’été dernier, il a participé en tant que mentor au Paris Summer Innovation Fellowship, un programme rassemblant 20 jeunes innovateurs travaillant sur des projets à impact social. Il rejoint les entrepreneurs d’intérêt général sur le défi de la Cour des comptes.

 

Laurent Dupont est diplômé de l’École Polytechnique et du KTH (École Polytechnique Royale de Suède). Il a contribué en France, en Suède et aux États-Unis à plusieurs startups en tant que responsable de projets et d’équipes, co-fondateur et directeur technique. Ces entreprises sont marquées par une forte composante de recherche et d’innovation souvent brevetée, centrée sur l’analyse et l’interprétation de données complexes et hétérogènes. Il relève le défi du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

 

Bastien Guerry est développeur et hacktiviste indépendant. Après des études de philosophie et de sciences cognitives, il renoue avec ses premières amours en découvrant le logiciel libre. Il est aujourd’hui mainteneur d’Org-mode, un module pour organiser sa vie à l’aide de fichiers textes. En tant que libriste, il participe au projet One Laptop Per Child en 2008, co-fonde OLPC France, devient premier salarié de Wikimédia France en 2010, fonde Le Musée Libre, puis Move Commons, puis contribue à ShareLex, jecode.org et les Hackadons. Il relève le défi du ministère de la Culture et de la Communication.

 

Léo Bouloc est ingénieur de l’ENSTA ParisTech et diplômé d’un Master de l’ENS Cachan en mathématiques appliquées et apprentissage automatique. Ses expériences dans le public et en start-up dans différents pays (Palestine, Inde, France, USA) lui font découvrir la variété des champs d’application de la science des données. Il relève le défi du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Sébastien Cossin passionné par les nouvelles technologies, constate pendant ses études de médecine le retard des systèmes d’information en santé qui impacte la qualité des soins. Pour moderniser les outils informatiques, il réalise un Master 2 en informatique médicale puis rejoint une équipe de recherche de l’Inserm. Il relève le défi du ministère des Affaires sociales et de la Santé.

 

Marion Paclot est diplômée de l’ENSAE et de Sciences-Po Paris. Elle a d’abord occupé un poste d’économiste-statisticienne à l’ARCEP. Elle a ensuite travaillé comme datascientist chez Bluestone (cabinet de conseil spécialisé en datascience), Webhelp (leader de la gestion de clientèle externalisée), et en tant que datascientist indépendante. Elle relève le défi du ministère de l’Economie et des Finances.

 

 

9 défis d'intérêt général

  • Agence Française de Développement : utiliser des techniques de reconnaissance d’images satellites pour suivre l’avancement de projets financés par l’AFD et assurer la bonne utilisation des fonds.
  • BnF : préfigurer une plateforme de co-production de données entre acteurs publics culturels et scientifiques.
  • Cour des comptes : concevoir un « chatbot » pour que le grand public puisse interroger simplement les données dans les rapports de la Cour des comptes (par exemple pouvoir extraire des informations sur une entreprise ou un thème).
  • Ministère de la Culture et de la Communication : utiliser le crowd-sourcing pour développer une base de données sur le patrimoine culturel ; information et signalement sur les monuments classés.
  • Ministère de l’Economie et des Finances : développer des techniques d'analyse de données (modèles prédictifs et analyse des réseaux) pour garantir la bonne gestion des droits et paiements de l'administration à l'égard des citoyens et des entreprises et ainsi lutter contre les fraudes.
  • Ministère de l’Intérieur :
    - projet 1 : monter en qualité les données du système national du permis de conduire (SNPC) à l'aide des données du répertoire national d'identification des personnes physique en vue de ne conserver dans le SNPC que les données conformes à sa finalité.
    - projet 2 : croiser les données d'accidentalité avec les données de verbalisation pour réaliser un outil de cartographie décisionnelle.
  • Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de  la Recherche : constituer une API d’aide à la mise en relation de données textuelles non normées avec des référentiels.   
  • Ministère des Affaires sociales et de la Santé : utiliser les données du Système national des données de santé (SNDS) pour modéliser les parcours de soin à l’ARS Occitanie et identifier ainsi les parcours aberrants et les écarts par rapport aux recommandations de bonnes pratiques.
     

 

3630