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L'action publique se transforme

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11 projets pour ouvrir les données dans les territoires
31.08.17
11 projets pour développer l’ouverture des données dans les territoires

En mars 2017, un nouvel appel à projet consacré à l’ouverture des données dans les territoires, ouvert uniquement aux collectivités de plus de 100 000 habitants, a été lancé dans le cadre du fonds « transition numérique et modernisation de l’action publique » du Programme d’investissements d’avenir. 11 projets ont été sélectionnés et font la preuve que la gouvernance de la donnée est au cœur des stratégies des territoires. Découvrez en détails ces projets innovants !

Dédié aux projets open data des collectivités, cet appel à projet s’inscrit dans le cadre de la Loi pour une République Numérique, qui introduit dans son article 6 l’obligation d’ouverture des données publiques pour l’ensemble des collectivités de plus de 3 500 habitants. 2 millions d’euros sont ainsi mis à profit du déploiement de nouvelles stratégies territoriales de gouvernance par la donnée, notamment, grâce au développement de nouveaux outils et services (plateformes de données locales, intégration de nouvelles sources de données, recours au crowdsourcing, etc.).

Après un premier volet dédié à l’open data ayant permis de financer 21 projets d’industrialisation de la mise à disposition de données publiques (à hauteur de 3,03 M€, pour un budget global de 6,12 M€ en incluant les co-financements), ce sont 40 projets qui se sont portés candidats pour cet appel à projet visant à développer l’open data dans les territoires.

Les projets lauréats

Les 11 lauréats ont été sélectionnés par un comité d’experts. Le suivi technique et l’accompagnement pratique seront assurés par la mission Etalab du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique, en lien avec la Caisse des Dépôts qui assurera le suivi administratif et financier.

Une revue finale permettra de présenter un bilan global du projet, sur les aspects administratifs, techniques, financiers, l’apport du projet à la modernisation de l’action publique, les nouvelles perspectives (en termes de généralisation ou d’intégration) ainsi que les éventuels autres bénéfices.

Liste des 11 projets lauréats
 

Les porteurs de projet sont des ministères ou des territoires, épaulés par d’autres parties prenantes partenaires : autres ministères, services déconcentrés, opérateurs…. Sont également mobilisés des associations et des acteurs du secteur privé (entrepreneurs sociaux, start-up, chercheurs…).
 

  • DATACLIC (Commissariat général à l'Égalité des Territoires) permettra de rendre intelligible par tous la donnée publique brute à travers deux solutions techniques : UrbaClic permettra de compiler et articuler les données des permis de construire pour les restituer de manière didactique ; CartoSdaasap visera à développer une cartographie dynamique des services aux publics.
     
  • Une équipe travaillera à la TRANSPARENCE DE LA COMMANDE PUBLIQUE (Direction générale des Finances publiques en partenariat avec la Région Bretagne) et créera un flux unique des données des marchés publics. Ce projet s’inscrit dans les engagements pris par la France en faveur de l’ouverture des données de la commande publique. De part une approche orientée vers les usagers, le projet ambitionne de dessiner la commande publique « as a platform ».
     
  • PERF ASSO (Direction de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative) œuvrera à améliorer la qualité des données sur les associations créées récemment avec pour objectif de concevoir et expérimenter des processus permettant de collecter, consolider les données des associations, les extraire pour constater leurs imperfections, les étudier, les analyser, et les parfaire.
     
  • Le projet SITE - Système d’Information Territoires d’Exception - (Ministère de la Transition Écologique et Solidaire) vise à créer une plateforme de données autour des territoires d’exception. SITE permettra, à travers une API, à une communauté d’utilisateurs de visualiser, consulter et télécharger les données sur les sites et territoires d’exception, et de susciter des développements à partir de ces données.
     
  • DB NOMICS (Centre pour la Recherche économique et ses appliacations / France Stratégie) réalisera une plateforme libre de données économiques à l’aide des données recueillies sur les sites des instituts statistiques nationaux et internationaux. À terme, la plateforme réalisera trois objectifs : la mise en place d’une nouvelle architecture technique pour faciliter le développement de la plateforme, la création de nouvelles fonctionnalités pour la gestion du big data, et le renouveau de l’interface utilisateur pour atteindre de nouveaux publics.
     
  • DATALAKE ÉCOLOGIE (Commissariat général au développement durable) vise à mettre en place un outil intelligent de stockage, de gestion et de diffusion de la donnée, qui soit interopérable pour simplifier et organiser une mise à disposition cohérente des données publiques locales, produites par les services statistiques des ministères de l’Écologie et du Logement.
     
  • PIC’EAU (Département de Gironde) travaillera au développement d’API relatives aux données sur l’eau. La connaissance de l’eau et des milieux aquatiques, via l'organisation et la difussion des données publiques, est au centre de nombreux défis environnementaux et sociétaux (pollutions, partage de la ressource, changement climatique…). Le projet PIC’EAU s’inscrit dans ce cadre, pour faciliter la diffusion et la valorisation des données sur l’eau.
     
  • Rennes souhaite mettre en place le premier SERVICE PUBLIC METROPOLITAIN DE LA DONNÉE. 4 axes préliminaires de travail sont définis : la collecte/ catalogage des données, le traitement de ces données (agrégation, anonymisation, analyse prédictive…), la normalisation des flux et la diffusion, et la gouvernance par la donnée.
     
  • Le SCOPE OCCITANIE (Secrétaire général pour les affaires régionales Occitanie) vise à être le point d’accès unique et dématérialisé pour la diffusion et l’échange des données de marché public sur la région Occitanie. Le but est d’ouvrir et de réutiliser un socle de données locales, consolidées pour stimuler leur diffusion et provoquer les échanges entre acheteurs, entreprises et citoyens.
     
  • L’équipe de QUALIDATA (Toulouse Métropole) souhaite développer une plateforme de qualification de données locales. Le passage à l’échelle de l’ouverture des données opérée par la Loi pour une République Numérique présente un défi important : une plus grande quantité de données sera publiée mais la qualité sera-t-elle au rendez-vous ? Ce projet propose ainsi de créer une plateforme nationale capable de tester la qualité des données publiées au niveau local, de qualifier les sources et de permettre des exploitations cohérentes au niveau national.
     
  • Open Data CACL est un outil d’exploitation et de valorisation des données ouvertes de la Communauté d’Agglomération Centre Littoral de Guyane (CACL). Associé à la startup guyanaise Mobapi, spécialisée dans la collecte, la transformation et la publication de données, l’Agglomération réalisera la première plateforme d’open data en Outre-Mer. Ce service en ligne, développé sur la base d’une plateforme innovante de traitement de l’information, permettra à la CACL d’exploiter des données liées à ses différents champs de compétences et de les rendre accessibles à tous (administrés, agents, élus, partenaires et entreprises).

> En savoir plus sur le fonds « Transition numérique de l’État et modernisation de l’action publique »
> En savoir plus sur le Programme d'investissements d’avenir sur gouvernement.fr

 

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