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Documentation

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Enquête sur l’engagement citoyen international des jeunes - octobre 2015
14.12.15

Dans le cadre de l'évaluation de politique publique portant sur l’engagement citoyen international des jeunes, l'institut BVA a réalisé pour le compte du SGMAP une enquête auprès de jeunes âgés de 18 à 25 ans, en octobre 2015.

Objectifs de l'enquête

  • mesurer la connaissance des jeunes des différents dispositifs existants (connaissance globale et approfondie),
  • cerner leurs moyens d’informations sur ces différents dispositifs et leurs attentes en termes d’information,
  • connaître la part et le profil des jeunes qui ont déjà participé à ces dispositifs,
  • mesurer le potentiel d’attractivité de ces dispositifs et de connaître le profil des jeunes intéressés, notamment auprès du cœur de cible que sont les jeunes peu et moyennement qualifiés.

 

Principaux enseignements

Le service civique : le seul dispositif testé connu par une majorité

  • Chez les deux cibles interrogées, le service civique est le dispositif le mieux connu par les jeunes, loin devant le service volontaire européen et le volontariat de solidarité internationale. En effet, près de 9 jeunes sur 10 ont entendu parler du service civique (88% chez les peu qualifiés, 96% chez les moyennement qualifiés) ; dont la moitié voit bien de quoi il s’agit. En ce qui concerne le service volontaire européen, les jeunes moyennement qualifiés semblent plus au courant (44%, contre 41% chez les peu qualifiés), mais l’écart se réduit au sujet du volontariat de solidarité internationale (36% pour les deux cibles).
  • Dans le détail, les personnes ayant déjà envisagé de s’engager semblent logiquement mieux informées sur les différents dispositifs que les autres.

 

Les vecteurs d’information des jeunes : Internet, la télévision et le bouche à oreille

  • Ces informations ont été obtenues de façon aussi bien formelle qu’informelle. En effet, la majorité des jeunes ont entendu parler des dispositifs d’engagement sur Internet, notamment les jeunes peu qualifiés (42% ; 36% chez les moyennement qualifiés). La télévision arrive en seconde position chez les deux cibles, suivie de près par le bouche à oreille.

 

Une connaissance détaillée peu étayée des différents dispositifs

  • Si le service civique est connu de la grande majorité des jeunes, cette connaissance paraît peu solide. En effet, moins d’1 jeune sur 2 qui dit le connaître sait qu’il dure entre 6 et 12 mois, à la fois chez les peu (37%) et les moyennement qualifiés (43%). On peut noter que, toutes cibles confondues, les personnes ayant déjà envisagé de s’engager et celles qui ont entendu parler des dispositifs sur Internet sont globalement plus au fait que les autres. Les jeunes connaissent un peu mieux les lieux dans lesquels ils peuvent accomplir leur mission de service civique, à savoir en France ou à l’étranger (59% chez les peu qualifiés et 60% chez les moyennement qualifiés).
  • Comme dit précédemment, les jeunes sont peu informés sur le service volontaire européen. Si 56% des peu qualifiés et 68% des moyennement qualifiés qui disent savoir ce qu’est le service volontaire européen savent qu’un service volontaire européen dure entre 2 et 12 mois, seuls 2 jeunes sur 10 dans les deux cibles savent qu’on peut l’effectuer dans un pays européen ou dans un pays du pourtour méditerranéen. De plus, moins d’1 jeune sur 2 connaît le type d’organisme qui peut l’accueillir dans le cadre de la mission (51% chez les peu qualifiés et 47% chez les moyennement qualifiés).
  • Enfin, le volontariat de solidarité internationale est le dispositif le moins bien connu par les jeunes. Moins de 2 jeunes sur 10 qui déclarent le connaître savent qu’il dure plus d’un an (14% chez les peu qualifiés et 16% chez les moyennement qualifiés). Il en va de même pour les pays dans lesquels la mission peut être réalisée, et cela pour les deux cibles : 41% des jeunes peu qualifiés savent que la mission est à réaliser uniquement en dehors de l’Europe (42% dans un pays européen), 45% pour les jeunes moyennement qualifiés (39% dans un pays européen).

 

Près de 4 jeunes sur 10 ont déjà envisagé de s’engager dans ce genre de dispositifs

  • Respectivement 39% et 38% des jeunes peu et moyennement qualifiés déclarent avoir déjà envisagé de s’engager dans ce genre de dispositifs. Les résultats moyens en termes de connaissance des dispositifs peuvent donc s’expliquer par le fait que plus de la moitié des jeunes n’ont jamais envisagé de s’engager. Une majorité de ceux qui connaissent ces dispositifs déclarent d’ailleurs avoir déjà envisagé un engagement.
  • En revanche, ceux qui disent l’avoir fait s’en souviennent comme d’une bonne expérience, notamment chez les peu qualifiés (69%; 64% chez les moyennement qualifiés).
  • D’un autre côté, la recherche d’une certaine stabilité explique peut-être que peu de jeunes aient envisagé de s’engager. En effet, ceux qui n’ont pas donné suite à leurs recherches évoquent leur volonté de poursuivre leurs études, de chercher un travail. Cela concerne notamment les étudiants (84%) et les 18-19 ans (80%) chez les jeunes peu qualifiés.
  • Les écarts entre les deux cibles se creusent quand on les interroge sur la possibilité ou non d’un séjour de volontariat à l’étranger. En effet, si les jeunes peu qualifiés sont divisés (44% l’envisageraient contre 44% qui ne le feraient pas), la majorité des jeunes moyennement qualifiés ne seraient pas intéressés par ce type de séjour (39% intéressés contre 50% pas intéressés).
  • Les séjours envisagés sont ainsi généralement courts en particulier chez les jeunes moyennement qualifiés. Aucun d’entre eux n’envisage un séjour de plus de 12 mois, contre 8% des jeunes chez les peu qualifiés.
  • Des disparités apparaissent également concernant le type de volontariat envisagé. Si les jeunes peu qualifiés sont partagés, malgré une petite préférence pour les missions de solidarité (50%, contre 47% pour les projets professionnels), les jeunes moyennement qualifiés choisissent à 61% les volontariats en rapport avec leur projet professionnel.

 

Les attentes des jeunes en termes d’information

  • A l’instar des sources par lesquelles ils ont entendu parler des dispositifs, les jeunes privilégieraient Internet et, dans une moindre mesure, la télévision pour être informés sur les dispositifs qui s’adressent aux jeunes dans le cadre de leur engagement.
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