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Enquête auprès des membres des commissions professionnelles consultatives - avril 2016
19.04.17

Dans le cadre de l'évaluation de la politique de certification professionnelle, le SGMAP a confié à l'institut TNS Sofres la réalisation d'une enquête auprès des membres des commissions professionnelles consultatives. L'enquête a été réalisée en mars et avril 2016, en voici le rapport.

Synthèse de l'enquête

Des membres plutôt âgés et issus des catégories socioprofessionnelles supérieures

Les membres des CPC sont plutôt âgés (54 ans en moyenne). Ils exercent très majoritairement une activité professionnelle (85%) et sont largement issus des catégories socioprofessionnelles supérieures (29% sont cadres d’entreprise, 27% cadres de la fonction publique ou exercent une profession intellectuelle ou artistique, 24% sont professeurs, enseignants ou formateurs). A l’inverse, les ouvriers (2%), les techniciens (2%) ou les agriculteurs (1%) sont peu nombreux.
Une part non négligeable des membres des CPC indique être retraité ou en pré-retraite (14%).

Les femmes sont très nettement sous-représentées parmi nos répondants (33%). Ceux-ci habitent par ailleurs souvent en Ile-de-France (41%), dessinant donc en creux un déficit de représentation des autres régions.

Une faible ancienneté dans la CPC en moyenne et des contacts fréquents avec les personnes susceptibles de bénéficier des certifications examinées

Une majorité des membres des CPC (54%) siègent dans leur commission depuis moins de 5 ans. Un quart disposent d’une ancienneté moyenne (26% siégeant depuis 6 à 10 ans dans leur CPC). Seuls 15% sont membres de leur commission depuis plus de 10 ans (dont 6% depuis plus de 15 ans).
Près de neuf répondants sur dix (88%) déclarent être en relation directe, à titre professionnel, avec des personnes titulaires ou susceptibles de bénéficier des certifications examinées dans leur CPC (dont 44% « souvent »). Par ailleurs, 39% exercent des fonctions ou des responsabilités dans un établissement d’enseignement ou un organisme de formation.

Des liens avec les CPNE et les autres CPC au sein des organisations

Parmi les membres issus d’organisations professionnelles ou de syndicats, seule une minorité (18%) n’exerce aucune autre responsabilité au sein de son organisation. Parmi les 80% de répondants disposant d’une autre responsabilité, celle-ci est, pour les trois quarts des répondants (77%), exercée au niveau national.

Les membres issus de syndicats ou d’organismes professionnels viennent très majoritairement d’organisations représentées dans la CPNE de la branche ou d’une des branches sur laquelle travaille leur CPC (79%). Les cas où le membre de la CPC est également le représentant de son organisation au sein de la CPNE sont minoritaires mais pas rares : 35% des répondants concernés – c’est-à-dire issus d’une organisation représentée dans la CPNE – cumulent ces deux fonctions.

Par ailleurs, un tiers des répondants représentant des organisations professionnelles (36%) déclarent que d’autres personnes de leur organisation siègent dans des CPC traitant de certifications proches (contre 42% pour lesquels ce n’est pas le cas, 22% des répondants ne se prononçant pas). Au sein de l’organisation, les contacts entre ces personnes sont la règle mais leur fréquence varie (un répondant sur deux disant échanger « souvent » et un sur deux « rarement »).
Majoritairement, les membres des commissions représentant des organisations professionnelles se sentent soutenus par celle-ci : 85% affirment être reconnu en tant que membre d’une CPC au sein de leur organisation, 76% être suffisamment formé pour participer à la CPC, 74% disposer de suffisamment d’informations et 73% être valorisés.

Un jugement favorable sur le fonctionnement des CPC et l’utilité de leurs travaux

Le jugement sur les travaux conduits par la CPC est très positif : 91% des membres considèrent que leurs travaux sont utiles (dont 53% « très ») et 86% jugent positivement que la qualité de la production de la CPC (dont 29% « très positivement »). En outre, les trois quarts des répondants (74%) sont satisfaits de la prise en compte de leur avis dans l’élaboration des certifications examinées (contre 24% insatisfaits).

77% des personnes interrogées jugent positivement le « fonctionnement général » de leur CPC (contre 21% négativement). Dans le détail, en termes d’organisation, les répondants évaluent très favorablement la facilité de prise de parole en réunion (90% la jugent positivement). Les modalités de fixation et de convocation bénéficient également d’un très bon jugement (81%), de même que, dans une moindre mesure, l’articulation des travaux de la CPC avec ceux menés en amont par des sous-commissions ou des groupes de travail (75%).

La satisfaction est un peu moins élevée concernant le rythme et la durée des réunions (72%), la fréquence et la qualité des études d’opportunité (70%), l’utilisation des outils numériques (69%) et les modalités de résolution des divergences de vues entre les membres (69%). Par conséquent, même si pour ces derniers points la part des insatisfaits reste nettement minoritaire (26%-28%), elle constitue un point de vigilance.

De la même manière, bien que la satisfaction concernant la prise en charge matérielle des réunions s’avère majoritaire (59%), une part conséquente des répondants fait part de jugements négatifs sur ce point (32% dont 11% « pas du tout satisfaits »).

Pour un membre de CPC, une charge de travail estimée équivalente à trois semaines à temps plein

En moyenne, les répondants affirment que leur CPC s’est réunie, en session plénière, 2,4 fois au cours de l’année dernière, ce chiffre variant entre 0 et 12. Le taux de participation déclaré est assez élevé : six personnes interrogées sur dix (59%) déclarent s’être rendues à toutes les réunions plénières de leur commission, 5% entre les trois quarts et la totalité de celles-ci, 23% entre la moitié et les trois quarts, et seuls 3% des membres affirment avoir manqué plus de la moitié des réunions plénières.

Les réunions techniques préparatoires sont loin d’être la règle : 44% des répondants affirment n’avoir participé à aucune réunion de ce type au cours de l’année 2015. 33% ont participé à moins de 5 réunions préparatoires, 9% de 6 à 10 et 6% à au moins 10.

La charge de travail annuelle découlant de la participation à une CPC est estimée en moyenne à 14,5 jours avec de fortes variations entre les répondants (le minimum déclaré étant de 1 journée et le maximum de 260).

Dans le détail, quatre répondants sur dix (41%) estiment que leur charge de travail annuelle est comprise entre 1 et 5 jours, 24% entre 6 et 10 jours, 22% entre 11 et 50 jours et 4% qu’elle est supérieure à 50 jours.

L’estimation de la charge de travail est naturellement plus élevée pour les personnes membres de plusieurs CPC : 38% des répondants concernés estiment leur charge de travail totale comprise entre 11 et 50 jours (mais seuls 3% l’évaluent supérieure à 50 jours).

La proximité avec d’autres certifications est assez largement reconnues

43% des répondants estiment que les certifications suivies par leur CPC sont proches de certifications suivies par d’autres CPC (contre 20% d’avis inverse et 37% ne sachant pas). La part des certifications proches reste cependant limitée : six répondants sur dix jugent qu’elle est inférieure à 25%, 20% comprise entre 25% et 50% et seulement 13% l’estiment supérieure à 50%.

Les répondants perçoivent un peu plus la proximité avec les CPQ : 48% estiment que certaines certifications suivies par leur CPC est proche de CPQ (contre 21% d’avis inverse et 31% ne sachant pas).

Les certifications suivies par la CPC et les CQP sont considérées comme complémentaires par six répondants sur dix (61% contre 23% d’avis inverse), mais cette complémentarité n’est pas totalement reconnue : seuls 14% des répondants estiment que les CQP et les certifications suivies par les CPC sont « tout à fait complémentaires » et 47% seulement « plutôt complémentaires ». En outre, 23% des répondants ne reconnaissent pas la complémentarité entre ces deux systèmes.

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